Cheveux qui tombent à l’automne : quand s’inquiéter et que faire
Chute de cheveux en automne : le test des trois semaines pour savoir si c'est normal, et les gestes qui aggravent la casse au quotidien.
Chloé Rousseau Publié le 06/10/2026 à 12h24 4 min de lecture
Un peigne qui laisse trois cheveux de plus qu’en juillet, une brosse à vider deux fois par semaine : à l’automne, le Gard entier compare son peigne à celui du voisin. Entre nous, dans neuf cas sur dix, il n’y a rien à faire d’autre que patienter trois semaines. Dans le dixième cas, il faut agir, et vite.
Chute saisonnière ou vraie alerte : le test des trois semaines
Le cheveu suit un cycle. Une bonne partie des cheveux entre en phase de repos au même moment entre septembre et novembre, puis tombe ensemble quelques semaines plus tard. C’est mécanique, ça n’a rien d’une maladie, et ça touche à peu près tout le monde, hommes et femmes.
Le vrai test, c’est la durée. Une chute saisonnière dure de deux à six semaines, puis elle ralentit toute seule. Si vous comptez encore une poignée de cheveux dans la douche à Noël, ce n’est plus de la saison : c’est autre chose.
Une astuce simple : tirez doucement une mèche entière entre deux doigts, du cuir chevelu vers la pointe, une fois par semaine. Si vous récupérez plus de cinq ou six cheveux à chaque fois pendant plus d’un mois, ne traînez pas. Certains lecteurs se tournent alors vers un complexe en gouttes à base de champignons pour accompagner la repousse, en complément d’un avis médical si la chute s’installe.
Ce que révèle l’état du cuir chevelu
Le cheveu qui tombe raconte moins que le cuir chevelu qui reste. Un cuir chevelu qui tire, qui démange ou qui brille de façon inhabituelle n’est pas un détail à ignorer.
Rouge et irrité ? Pensez à une dermite, fréquente dès les premiers chauffages allumés dans les maisons du Gard. Sec et qui pèle ? C’est souvent l’air de la maison qui s’assèche d’un coup en octobre, pas le shampoing.

Un point de calvitie localisé, net, bien délimité, n’a rien à voir avec une chute saisonnière diffuse. Là, on ne discute pas entre amis : on prend rendez-vous.
Les gestes quotidiens qui aggravent la casse
Brossage à sec, chignon serré tous les jours, sèche-cheveux collé à la racine : ce sont les trois erreurs classiques qui transforment une chute normale en massacre visible.
Je ne brosserais jamais un cheveu mouillé avec une brosse en plastique dur. Le cheveu humide s’étire, il casse net. Un simple peigne à dents larges suffit, et on attend que ça sèche un peu.
Autre piège : les teintures ou les lissages faits juste avant l’automne, au moment où le cheveu est déjà fragilisé par le soleil de l’été. Mieux vaut décaler d’un mois.
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Compléments et actifs : par quoi commencer
Avant de courir acheter trois produits à la fois, commencez par un seul changement et laissez-le trois mois. Le cheveu pousse lentement, environ un centimètre par mois : aucun complément ne montre d’effet en quinze jours, quoi qu’en dise l’étiquette.
Les actifs qui reviennent le plus souvent dans les compléments sérieux : la biotine, le zinc, et certains extraits de champignons comme le shiitake ou le reishi, étudiés pour leur rôle dans la vitalité du cheveu. Lisez la composition avant le prix.
Mon avis, franchement : un complément seul ne rattrape pas une alimentation déséquilibrée ni un sommeil chaotique. Mais sur une chute saisonnière qui traîne, il peut aider le cycle à repartir plus vite.
Entretien de la maison et qualité de l’air, un facteur sous-estimé
On parle beaucoup de shampoing, jamais assez de l’air qu’on respire chez soi. Un logement mal ventilé, chargé en poussières et en particules fines, dessèche autant le cuir chevelu que les bronches.
Dès que le chauffage tourne, l’air intérieur devient plus sec et plus chargé en particules qu’en été. Un bon filtre à air intérieur adapté à la pièce où vous dormez change littéralement l’air que respire votre cuir chevelu huit heures par nuit.
Chiffre à retenir
Complexe 5 furterer : une recherche en hausse
400 recherches par mois pour ce complexe précis, signe que de plus en plus de lecteurs cherchent une solution concrète à la chute d’automne, au-delà du shampoing habituel.
À qui demander un avis si la chute persiste
Au-delà de trois mois de chute continue, ou devant une plaque nette, le bon interlocuteur n’est pas la pharmacienne de passage : c’est un dermatologue. Dans le Gard, les délais tournent souvent autour de plusieurs semaines, alors ne laissez pas passer l’automne sans appeler.
Si la prise de rendez-vous traîne trop, le médecin généraliste peut déjà faire un premier bilan sanguin : fer, thyroïde, vitamine D. Ces trois chiffres expliquent une bonne partie des chutes qui ne sont pas vraiment « saisonnières ».
Mon dernier conseil : notez la date où la chute a commencé. C’est la première question que posera le médecin, et c’est souvent celle à laquelle personne ne sait répondre.
Combien de cheveux tombe-t-on par jour normalement ?
Entre 50 et 100 cheveux par jour, répartis sur toute la journée, lavage compris. C’est le renouvellement normal du cycle.
Faut-il changer de shampoing dès les premières chutes ?
Pas tout de suite. Laissez passer les trois semaines du test. Changer de shampoing à chaque chute saisonnière ne fait que fragiliser inutilement le cuir chevelu.
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